Il va en cour pour obtenir le droit d’épouser son ami imaginaire

Un Montréalais de 45 ans  a déposé ce matin, devant la Cour supérieure du Québec, l’une des requêtes les plus insolites de l’histoire de la province. Richard Deschenes, de l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve, demande à la cour de lui accorder le droit de se marier avec son ami imaginaire, prénommé Jean-Guy, devant l’hôtel de ville de Montréal.

M. Deschenes s’est présenté le 18 juin dernier à l’hôtel de ville de la métropole, pour demander s’être uni civilement à son « ami », avec qui il affirme être en relation depuis plus de 26 ans.

Selon lui, les employés municipaux auraient non seulement rejeté sa requête, mais se seraient aussi moqué de lui et auraient utilisé un langage grossier et insultant à son endroit.

« Je me suis fait traiter comme si j’étais un criss de fou, » affirme Richard Deschenes, visiblement blessé par son expérience. « L’amour, ça peut prendre bien des formes, et ça ne se contrôle pas. Moi, j’ai trouvé le bonheur dans une relation stable, et à long terme. Je souhaite vraiment avoir le droit de me marier, comme tout le monde! »

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M. Deschenes, qui est cadre supérieur chez Hydro-Québec depuis plus de 15 ans, se voit comme pionnier de la cause de la diversité sexuelle au Québec. Selon lui, des milliers de Québécois se trouveraient dans des situations similaires et pourraient en bénéficier s’il gagnait sa cause.

Son avocat, Maître Julius Grey, croit que M. Deschenes est victime d’un cas flagrant de discrimination de la loi canadienne. Il déplore l’attitude rétrograde et haineuse de l’administration montréalaise, et il estime que son client a d’excellente chance d’obtenir gain de cause devant les tribunaux.

« Mon client est victime d’une injustice flagrante » affirme Me Grey. « Sa demande d’union civile a été refusée uniquement à cause de son orientation sexuelle un peu différente. En plus, l’administration municipale a clairement atteint à sa dignité en l’insultant et se moquant de lui. Ses droits les plus fondamentaux sont bafoués par la ville de Montréal, et il faut absolument corriger cette situation. »

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Me Julius Grey, qui défend M. Deschenes, espère pouvoir faire déclarer anticonstitutionnelle l’actuelle loi québécoise sur le mariage, car le fait d’exiger « deux personnes physiques » serait discriminatoire envers son client et les gens dans des situations similaires.

L’administration de la ville de Montréal a défendu le comportement de ses employés, affirmant que leur réaction était tout à fait justifiée dans les circonstances.

« Les employés ont très bien réagi compte tenu des circonstances » affirme Marie-Ève Boiteau, directrice des relations publiques de la ville. « Écoutez, l’homme leur demandait de prendre la déposition d’une personne imaginaire! Ils lui ont poliment recommandé d’obtenir des soins psychiatriques, et il s’est mis hors de lui. Nos employés ont respecté la loi et ont suivi les procédures, ils n’ont absolument rien à se reprocher. »

La cause de M. Deschenes devrait être entendue en audience préliminaire, lundi prochain, au palais de justice de Montréal.

9 Comments on "Il va en cour pour obtenir le droit d’épouser son ami imaginaire"

  1. Quoi! On as pas le droit de marier son ami imaginaire, mais c’est un scandale, j’espère qu’il gagneras sa cause. J’ai bien failli marier ma blonde imaginaire lorsque j’avais 20 ans du moins c’était mon intention. Qu’on nous laisse vivre merde!

    • Féline-Odré | 8 juillet 2015 at 10:15 |

      Ouais, ça me scandalise une telle intolérance :(… Je n’arrive pas à comprendre qu’en 2015 des gens pensent encore comme ça.

  2. Moi j’ai pas eu de difficultés à obtenir une licence pour mon chien imaginaire à la SPCA. Par contre, j’arrive pas à lui attacher au cou, elle tombe tout le temps…

  3. Depuis mon dernier divorce, je n’ai plus que des blondes imaginaires.
    Elles ne sont pas très bonnes sur le ménage et la bouffe mais tellement plus reposantes et économiques pour tout le reste!

    • pattherice | 26 juin 2015 at 3:50 |

      Ah Ça ! Faut choisir ce que l’on aime comme défaut et avantages.

  4. Gilles Batrouge | 26 juin 2015 at 11:41 | Répondre

    Tant que tous va bien, aucun problème ici…

    Par contre je m’inquiète si un jour l’union et la relation de couple se gâte, que se passeras-t-il?

    Lors d’un divorce, tout le monde sais que les biens doivent être séparé équitablement, donc cet ami imaginaire aura besoin d’un mandataire afin de s’occuper de ces bien comme ce dernier le désire.

    Je n’ai rien contre l’union amoureuse avec qui bon vous semble, par contre il est important de prendre ces éléments en considération, avant de prendre un décision pouvant créer un précédent judiciaire qui serais pas la suite une source de jurisprudence.

  5. Yoland Gingras | 26 juin 2015 at 12:13 | Répondre

    Si c’est accepté, est-ce que ce sera dorénavant de la polygamie, ou de l’infidélité, si en baisant ma blonde j’imagine qu’elle est Scarlett Johansson?

    • Gilles Batrouge | 26 juin 2015 at 12:16 |

      C’est clairement de l’infidelité…

      Quel manque de respect envers ta blonde de t’imaginer qu’elle est une autre personne. Toute personne se faisant culbuter aiment bien que tu saches qui tu culbute, et que tu penses a celle que tu culbute, et non à une tiers partie…

    • Chris Barnak | 26 juin 2015 at 1:21 |

      Désolé de vous contredire mais cela dépend de l’amie imaginaire.

      Toutes mes blondes imaginaires sont bisexuelles et ont plein de copines de même qui se joignent régulièrement à nos ébats.

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