Le SPVM a créé des preuves prouvant qu’il ne fabrique pas de preuves

Le scandale de fabrication de preuves au SPVM prend une tournure de plus en plus inquiétante, alors que d’anciens policiers clament que l’organisation aurait déjà fabriqué des preuves pour prouver qu’elle n’en fabriquait pas.

Après avoir brisé le silence pour la première fois depuis leur fin de carrière abrupte, le 17 juin 2013, dans une entrevue diffusée dans l’émission «J.E.»,  les hauts gradés Jimmy Cacchione et Giovanni Di Feo ont fait des nouvelles déclarations choquantes ce matin.

Réagissant à l’annonce d’une enquête de la Sureté du Québec sur les agissements de la police de Montréal, ils ont affirmé que le SPVM a certainement déjà fabriqué suffisamment de preuves pour dérouter l’enquête de la SQ.

D’après eux, le SPVM a eu le temps de fabriquer de toutes pièces, un faux dossier de preuves en tous genres pour prouver son innocence.

« Ils vont avoir des tonnes de preuves avec des vidéos et tout, mais rien n’est vrai. Si vous regardez bien, vous allez voir que c’est Roy Dupuis qui joue le rôle du chef sur la plupart des vidéos, » raconte M. Cacchione.

M. Di Feo abonde dans le même sens, affirmant que la plupart des preuves fabriquées sont de mauvaise qualité. Ils croient cependant que les fausses preuves pourraient suffire à berner les enquêteurs de la SQ.

« C’est pas la première fois qu’ils enquêtent sur le SPVM, et à chaque fois on leur a présenté de la marde comme preuve. La dernière fois, c’est un noir qui jouait mon rôle sur les vidéos… et ils se sont rendu compte de rien! »

Le directeur du SPVM, Philippe Pichet, a démenti ces nouvelles allégations, affirmant que si il devait fabriquer des preuves, elles seraient « de très bonne qualité ».

Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet

Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, affirme qu’il est persuadé que l’enquête de la SQ ne mènera à aucune accusation.

Jimmy Cacchione et Giovanni Di Feo soutiennent que la division des affaires internes du SPVM a fabriqué des éléments de preuve à leur encontre pour les faire taire au moment où ils allaient révéler des cas de corruption au sein du SPVM.

La carrière des deux hommes a pris fin abruptement en juin 2013 dans la foulée de cette intervention des enquêtes internes.

Le SPVM a demandé hier soir à la Sureté du Québec d’ouvrir une enquête sur les dossiers menés par le bureau des Affaires internes, soit les enquêtes policières sur d’autres policiers.

Le directeur du SPVM invite aussi les intervenants qui ont participé au reportage de J.E. et qui souhaitent transmettre des informations à contacter la SQ «à partir de maintenant».

5 Comments on "Le SPVM a créé des preuves prouvant qu’il ne fabrique pas de preuves"

  1. Christian Cormier | 24 février 2017 at 10:19 | Répondre

    C’est qu’il a l’air sûr collusion entre lui et la sûreté moi la sûreté n’est pas plus clean que le spvm et surtout avec les libéraux

  2. Encore faut il prouver que les preuves apportees,prouveraient hors de tout doutes,que les preuves approuver etaient des preuves fabriquer…ouff
    J’ai mal a la tete la!

  3. Ouin yont tellement raison!

  4. Eyye yont po rapport c po gentille

  5. Ca doit etre son gros boss codere qui lui a dit de dire ca….

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